Rebecca Zlotowski: Partager une dose.

De l’amour et du nucléaire

Rebecca Zlotowski a le sens du sujet et la détermination de mener son film sur le fil dans AffGrandCentralun lieu improbable, une centrale nucléaire. Grand Central vient d’obtenir le prix spécial du jury à l’occasion de la 19ème cérémonie des prix Lumières, au cours de laquelle les correspondants étrangers récompensent le meilleur du cinéma français.
La réalisatrice est agrégée en lettres modernes. Son premier long métrage, Belle Épine, a obtenu en janvier 2011 le Prix Louis-Delluc du meilleur premier film. Léa Seydoux y était déjà son interprète. Dans Grand Central, elle est aux côtés notamment de Tahar Rahim et d’Olivier Gourmet.

Rencontre avec Philippe Lefait

(Merci à Vincent Mottet – 3iS)

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Le détail tue, et le style dure…

Des escarpins interminables de Marylin aux chaussettes en laine de Faulkner, de la nuisette de Rita Hayworth au pyjama de Kirk Douglas, c’est le « détail qui tue » qui fait le style. Arrêts sur images avec François Armanet et Élisabeth Quin, ou l’art de décrypter ce qui fait l’homme.

Par geraldine2 Géraldine Dolléans Lire la suite

Ciné, cinoche #290113

tonnerre_afficheTonnerre de Guillaume Brac – 1h40

Coups de foudres

Maxime, 35 ans, rocker solitaire parisien, à la recherche d’un improbable succès dans les charts. Un peu pataud dans sa petite névrose chronique mais inoffensive, possible beau gosse mais négligé, cheveux filasse sur front dégarni, rasage approximatif, bref le portrait craché de Vincent Macaigne. Maxime qui est en panne pour une énième maquette d’album imagine d’aller trouver l’inspiration sur les terres de son enfance.

Avis, extrait et interview de Bernard Menez…

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Écrire pour soi mais destiner ses mots à chacun

Charles-JulietCharles Juliet –  Apaisement est le septième tome de son journal entamé en 1957.

«Je m’assieds, il m’offre un verre, mais il ne peut supporter mon regard, ne cesse de se lever et de se rasseoir. Une telle attitude m’intimide encore plus et j’ai le plus grand mal à bafouiller quelques questions.»: Ceci, j’aurais pu l’écrire, la première fois que je suis allé à la rencontre de Charles Juliet. La découverte de l’un des tomes de son journal découvert au hasard d’une libraire m’avait sorti, comme bien d’autres de ses lectrices et de ses lecteurs, d’une mauvaise passe. Je reste aujourd’hui très fidèle à un projet littéraire qui s’est construit dans la discrétion depuis une note du 3 janvier 1957, jour où un ancien camarade d’école, marin démobilisé, l’a «jeté dans un profond désarroi».  Il a 23 ans, abandonne la carrière militaire et médicale promise à l’enfant de troupe (L’année de l’éveil. 1989), jubile de ce moment de rupture avant de tomber dans la désespérance. Sans le pouvoir encore, il ne veut plus qu’une chose : écrire. Passer sa vie à chercher sa phrase pour pouvoir dire «je».

gravity-small Philippe Lefait

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Ciné, cinoche #220114

De l’art de faire sujet

Lulu femme nue de Solveig Anspach, avec Karin Viard

Ces deux-là, Solveig Anspach et Karin Viard ont déjà travaillé ensemble en 2000 quand la comédienne fut dans Haut les cœurs ! le double cinématographique de la réalisatrice qui explorait alors les chemins de ce que la peur fait appeler «une longue maladie». Karin Viard y avait gagné un César de meilleure actrice.

On imagine donc une complicité dans ces retrouvailles scellées dans l’adaptation libre de la bande dessinée Lulu femme nue d’Etienne Davodeau.

Critique, extrait et entretien avec Karin ViardLire la suite

Mort à Venise, chef d’œuvre oblige

Coup de foudreLorsque Thomas Ostermeier s’empare de La Mort à Venise, la nouvelle publiée par Thomas Mann en 1912, l’adaptation devient recréation éblouissante qui superpose les références et les épaisseurs d’art pour explorer la profondeur du sentiment. Ou comment un chef d’œuvre en engendre un autre.

Paris – Théâtre de la Ville. Jusqu’au 23 janvier Lire la suite