Ciné, cinoche #221013

Ciné, cinoche
Désolé, mais pas grand chose, à nouveau cette semaine.
Je risque d’être encore désolé les semaines à venir tant mes possibilités de voir « avant » s’assèchent. Pas de panique. « Heimat« , « Imagine« , « Baïkonur« …
Je n’ai pas vu les deux films « Heimat1« , « Heimat2 » et je le regrette bien, il n’y a pas eu de projections presse ou à peine. J’avais été fasciné et scotché par la série télé (tournée entre 1985 et 2004). Plus de 50 heures (toujours disponibles en dvd) d’une intelligente et belle saga sur un siècle allemand. Comment montrer les quotidiens d’un peuple, d’une « Heimat » (patrie est une traduction approximative, une communauté?), les évènements sont juste en arrière-plan, on se passionne sur leur résonance. Il faut dire que c’est du très grand cinéma, Edgar Reitz est un cinéaste fassbinderien qui ne laisse pas un seul plan à l’abandon. On peut imaginer qu’il aura fait aussi bien dans ces deux épisodes qui précèdent (donc des prequels) son épopée du XX°.

On oubliera « Imagine« , une fiction vaguement documentaire qui voudrait nous faire croire que c’est mieux d’être aveugle: on peut imaginer son monde. Ça vous tente d’être aveugle? Puisque vous ne l’êtes pas, ne perdez pas temps et €uros dans ce film dogmatique, angéliste et pétri d’invraisemblances.
Et laissez-vous tenter par « Baikonur« . La technologie de l’espace contre la sagesse des peuples de la steppe qui environne le pas de lancement des fusées. Une parabole astucieusement mise en image dans des décors naturels grandioses: pourquoi aller conquérir les étoiles alors qu’il reste tant de choses simples et belles à faire sur terre? Avec Marie de Villepin (oui la fille de Quai d’Orsay) on la craignait nunuche, elle ne l’est pas.

Enfin, puisque l’on pleure à juste titre la disparition de Patrice Chéreau, à nouveau sur quelques écrans, « La reine Margot« . Les intrigues d’une Catherine de Medicis, perfidement interprétée par Virna Lisi, dans l’imbroglio des guerres de religions (déjà…) dont Marguerite, sa fille, volage et libertine, n’entend pas être la victime. Vaste fresque or et rouge dans les clairs obscurs. L’or de la Cour, le rouge su sang qui inonde le film. C’est brillant, mais la proposition de Chéreau hésite entre film d’action et drame psychologique. Pourtant la mise en scène et le casting sont impeccables. Anglade, Adjani encore à son apogée, même Auteuil, et Dominique Blanc, comme toujours.

Et toujours…

« La vie d’Adèle »

« La bataille de Solferino »

« Sherif Jackson »

minuitteurRémy Roche

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